mardi 6 mai 2008

Pinguicula alpina

Dans le fond de la vallée de la Maurienne, par environ 1200 mètres d'altitude, en ce premier week-end du mois de Mai, nulle trace de morilles pourtant recherchées avec application - et trouvées en quantité par d'autres à l'oeil plus affûté, ou simplement plus chanceux. Mais dans l'herbe humide, bordant les eaux de ruissellement d'un névé plus haut perché, une colonie de Pinguicula alpina, espèce décrite par Linné dans son ouvrage Species Plantarum, publié en 1753.

Aucun des différents noms vernaculaires de cette jolie petite espèce - Pingicule des Alpes, Grassette des Alpes, etc. - ne trahit sa caractéristiques principale : il s'agit d'une plante carnivore. Rien de spectaculaire comme chez les fameuses Dionaea ou les enveloppantes Drosea, mais des feuilles gluantes qui piègent leurs proies - insectes ou petits arthropodes - avant d'en digérer les sucs.

Pinguicula alpina partage aussi, avec Pinguicula vulgaris, Galium verum et bien d'autres, le nom commun et explicite d'Herbe caille-lait : elle est utilisée, notamment dans les Alpes italiennes, comme présure végétale pour cailler le lait des chèvres ou des brebis.


Plus loin, de nombreux Helix pomatia Linné, 1758 - notre fameux escargot de Bourgogne - tentent d'échapper au soleil mordant en se plaquant au mieux dans les herbes rases. Hélas, pas plus de spécimen sénestre que de morille ce jour là ... Et ceux-là ne finiront pas au cours bouillon malgré leur belle taille : l'espèce est totalement protégée entre le 1er avril et le 30 juin, sa période de reproduction.

1 commentaire:

Calyptre77 a dit…

Dans le Cantal, au Plomb du Cantal et au Puy Mary il y'en a plein !!

A+